C’était à Avignon, pour le Congrès régional des Scop et Scic Paca Corse. On y parlait des coopératives, de leur force économique, de comment elles sont bien ancrées dans nos régions, du partage et de la démocratie. Franchement, ça fait du bien d’entendre que des modèles comme ça existent et fonctionnent. On a l’impression que ça change, que ça prend plus de place, et c’est plutôt une bonne nouvelle pour tout le monde. Les gens qui y bossent semblent y trouver du sens, et ça, ça n’a pas de prix, non ?
Points clés à retenir
- Les coopératives, loin d’être une petite structure, sont une vraie puissance économique qui s’affirme.
- Ce modèle coopératif, où les salariés sont aussi acteurs, offre une alternative solide face aux crises actuelles.
- La région Sud mise de plus en plus sur l’économie sociale et solidaire, voyant les coopératives comme un choix stratégique.
- Les chiffres montrent une croissance notable des emplois et du chiffre d’affaires dans le secteur coopératif.
- Les coopératives sont présentées comme un modèle d’avenir, démocratique, durable et bien ancré sur les territoires.
Les Coopératives Affirment Leur Puissance Économique
Un Modèle Solide Face aux Crises
Les coopératives ne sont plus une simple alternative, elles montrent qu’elles sont une force bien réelle, capable de traverser les tempêtes économiques. On voit bien que ce modèle tient la route, même quand ça secoue. Les chiffres le prouvent : le nombre d’emplois dans les Scop a grimpé en flèche ces dernières années, et le chiffre d’affaires a doublé. Ce n’est pas juste le fruit du hasard, c’est la preuve que quand on travaille ensemble, on construit quelque chose de solide. Les coopératives prouvent qu’une autre façon de faire de l’économie est non seulement possible, mais qu’elle fonctionne.
Remplacer l’Anonymat par la Puissance du Collectif
Ce qui frappe dans les coopératives, c’est cette idée de remplacer l’actionnaire anonyme par la force du groupe. Imaginez des gens qui se lèvent tôt, qui font un travail physique, mais qui le font avec le sourire parce qu’ils savent pourquoi ils se fatiguent. C’est ça, l’esprit coopératif. L’intéressement, la participation, le partage, ce ne sont pas des petits plus, ce sont les bases mêmes de leur fonctionnement. Ils ont vraiment réussi à mettre la puissance du collectif au cœur de leur activité, et ça change tout.
Les Coopératives : Une Idée en Avance sur Son Temps
Avec plus de 140 ans d’histoire, le mouvement coopératif n’est pas un vieux truc dépassé. Au contraire, il semble avoir une longueur d’avance sur notre époque. Dans un monde où l’on cherche du sens, où l’on veut plus de justice sociale et où l’on a envie de reprendre le contrôle de son travail, les coopératives répondent présentes. Ce qui était vu comme une utopie il y a longtemps est aujourd’hui une réponse concrète aux préoccupations actuelles.
Un Choix Stratégique pour la Région Sud
L’Économie Sociale et Solidaire au Cœur des Politiques Régionales
La Région Sud ne voit plus l’économie sociale et solidaire comme une simple alternative, mais bien comme un pilier de sa stratégie. C’est un choix délibéré, une orientation politique qui reconnaît la valeur intrinsèque de ces modèles. Les coopératives, en tant que structures bien établies au sein de l’ESS, jouent un rôle majeur dans cette vision. Elles contribuent de manière significative à l’emploi et s’ancrent solidement sur les territoires, que ce soit dans les zones urbaines ou rurales. Leur capacité à créer une activité économique durable et non délocalisable est un atout indéniable pour la région. L’ESS est ainsi reconnue comme une force économique à part entière.
Une Force Souveraine Ancrée sur les Territoires
Ces coopératives ne sont pas des entités éphémères. Elles représentent une force économique qui reste ancrée localement, participant activement à la vie des communautés. Contrairement à des modèles plus délocalisables, les coopératives développent des activités qui profitent directement aux régions où elles sont implantées. Elles créent des emplois stables et participent à la vitalité économique locale, renforçant ainsi la souveraineté économique du territoire.
Le Crédit Coopératif : Une Banque au Service du Mouvement
Pour soutenir cette dynamique, le crédit coopératif joue un rôle essentiel. Il s’agit d’une banque qui comprend les besoins spécifiques du mouvement coopératif et qui s’engage à leurs côtés. Ce soutien financier adapté permet aux coopératives de se développer, d’innover et de continuer à jouer leur rôle moteur dans l’économie régionale. C’est un partenariat qui va au-delà de la simple relation bancaire, car il est fondé sur des valeurs partagées et un engagement commun envers le développement local et durable.
Une Croissance Soutenue et des Perspectives d’Avenir
Une Progression Significative des Emplois et du Chiffre d’Affaires
Les chiffres parlent d’eux-mêmes pour le mouvement Scop. En l’espace de dix ans, on est passé d’environ 52 000 emplois coopératifs à près de 90 000, avec une projection qui frôle les 95 000. Le chiffre d’affaires global a carrément doublé sur cette même période, passant de 5,2 à 11 millions d’euros. Cette belle progression ne vient pas seulement des nouvelles coopératives qui se créent, mais aussi du développement de celles qui existent déjà. Ça montre bien que notre modèle est crédible, solide, et qu’il représente une voie possible pour l’économie de demain.
Renforcer la Légitimité Politique par le Poids Économique
Cette montée en puissance a donné plus de poids aux coopératives sur la scène politique. On les écoute maintenant plus souvent à l’Assemblée nationale et au Sénat. On nous prend au sérieux, parce que nous pesons réellement dans le paysage économique. C’est une reconnaissance importante qui valide le travail accompli.
La Solidarité Financière Interne comme Levier de Développement
Un autre point fort, c’est la solidarité financière interne. Les cotisations des adhérents ont augmenté, et une plus grande partie est reversée aux Unions régionales. Ça leur donne les moyens d’accompagner le développement sur le terrain. Le mouvement dispose d’outils financiers propres, représentant des millions d’euros investis ou mobilisés au service des coopératives. C’est une force unique. L’objectif est maintenant de créer un fonds dédié pour faciliter les transmissions et reprises d’entreprises en Scop, un enjeu national majeur dans les années à venir. L’entreprise de demain existe déjà, elle est ancrée dans les territoires, démocratique, durable, et portée par ceux qui y travaillent : c’est la coopérative.
Les Coopératives : Une Avant-Garde de l’Économie de Demain
Passer de l’Alternative à l’Avant-Garde
On entend souvent dire que les coopératives, c’est une autre façon de faire de l’économie. Pendant longtemps, ça sonnait un peu comme une idée à part, une alternative pour ceux qui voulaient faire différemment. Mais aujourd’hui, ça a bien changé. Les coopératives ne sont plus juste en marge, elles montrent la voie. Elles ne disent plus seulement qu’une autre économie est possible, elles prouvent qu’elle existe déjà, qu’elle fonctionne, qu’elle a des financements solides et qu’elle est soutenue. C’est un peu comme si elles avaient passé le cap de l’idée pour devenir un modèle concret, celui de l’économie de demain.
Un Modèle Démocratique, Durable et Ancré Territorialement
Ce qui frappe, c’est que ce modèle répond à plein de questions qu’on se pose aujourd’hui. On cherche du sens dans notre travail, on veut plus de justice sociale, et on a envie de reprendre un peu le contrôle sur ce qu’on fait. Les coopératives, avec leur fonctionnement démocratique où les salariés sont aussi décideurs, apportent des réponses. Ce n’est pas juste une question de partager les bénéfices, c’est une façon de travailler ensemble où tout le monde compte. En plus, elles sont souvent très attachées à leur territoire, ce qui les rend moins susceptibles de délocaliser et plus engagées dans la vie locale. C’est cette combinaison d’un fonctionnement humain, d’une vision à long terme et d’un ancrage fort qui fait des coopératives un exemple à suivre. Elles montrent qu’on peut être performant sans écraser les gens et que la démocratie peut vraiment s’appliquer au monde du travail.
Des Exemples Concrets d’Ancrage Territorial
L’Agriculture Biologique et le Partage des Tâches
Quand on parle d’ancrage territorial, l’agriculture bio vient souvent à l’esprit. Prenez Elsa et Thibault, par exemple. Ils ont quitté Paris et leur vie de journalistes pour lancer une microferme en Normandie. Au début, forcément, les habitants du village les regardaient un peu de travers, ces « bobos parisiens » qui débarquaient pour cultiver des légumes bio. Mais avec le temps, l’humilité et le travail, les choses ont changé. Ils ont créé leur Amap, distribué leurs premiers paniers, et petit à petit, les liens se sont tissés. Les villageois ont commencé à proposer leur aide, à montrer des gestes de soutien.
C’est cette intégration progressive, ce mélange d’idées neuves et de savoirs locaux, qui renforce l’ancrage d’une coopérative sur son territoire. Ça montre bien que faire sa place, ça prend du temps, mais que ça finit par payer. C’est une leçon pour tous ceux qui pensent que l’agriculture, c’est juste une question de terre et de semences ; c’est aussi une question de communauté et de relations humaines.
Développer la Filière Bio Corse
En Corse aussi, les coopératives jouent un rôle important, notamment dans le développement de l’agriculture biologique. L’idée, c’est de faire travailler ensemble les producteurs pour mieux valoriser leurs produits. On voit des initiatives qui visent à structurer la filière, à aider les agriculteurs à passer au bio, et à trouver des débouchés pour leurs récoltes. Ça passe par des contrats, par des échanges de savoir-faire, et par une volonté commune de faire vivre le territoire. C’est un peu comme une grande famille où chacun apporte sa pierre à l’édifice. L’objectif, c’est que l’agriculture bio corse devienne une vraie force économique, tout en respectant l’environnement et les traditions locales. C’est un travail de longue haleine, mais les résultats commencent à se voir.
La Contractualisation au Service des Filières Bio
La contractualisation, c’est un peu le ciment qui lie les différents acteurs d’une filière bio. Ça permet de sécuriser les approvisionnements pour les transformateurs et les distributeurs, et ça garantit un revenu plus stable pour les producteurs. En gros, tout le monde s’engage sur des volumes, des prix, et des cahiers des charges. Ça évite les mauvaises surprises et ça permet de construire des projets sur le long terme.</p><p>Par exemple, dans le secteur des grandes cultures bio, on voit des expérimentations pour améliorer la durabilité des systèmes. Ça passe par des rotations plus intelligentes, l’utilisation de légumineuses pour réduire les engrais, et des techniques pour limiter les mauvaises herbes. C’est une façon concrète de montrer que le modèle coopératif fonctionne et qu’il peut s’adapter aux défis d’aujourd’hui.
Un modèle qui a fait ses preuves et regarde vers l’avenir
Ce congrès à Avignon nous montre bien une chose : les coopératives, ce n’est pas juste une idée du passé. Elles sont là, bien ancrées dans notre économie régionale, et elles ont des choses à dire. On a vu que ça marche, que ça crée de l’emploi, et que ça répond à des vraies questions d’aujourd’hui. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, la croissance est là. Ce n’est plus une petite alternative, c’est une vraie force qui compte. Les coopératives ont prouvé qu’elles sont une façon solide de faire des affaires, une façon qui pense aux gens et à la planète. Elles sont prêtes pour demain, et ça, c’est une excellente nouvelle pour nous tous.
Les articles d’Eva
Née le 16 Janvier 1982, Eva Giovani fait ses études à l’Institut d’études politiques puis au Centre de formation des journalistes (CFJ) à Paris, elle exerce son métier dans divers journaux à gros tirage, puis en, en 2025elle devient éditorialiste à « JournalisTech et se consacre entièrement à l’écriture.
